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domingo, 17 de octubre de 2010

POR EJEMPLO, GEERT WILDERS

Libération.fr

Wilders, l’homme fort dans l’ombre

Pays-Bas . Le nouveau gouvernement de coalition, entre libéraux et chrétiens-démocrates, dépend du soutien du populiste.

Il aura fallu quatre mois de tractations, depuis les législatives du 9 juin, pour que les Pays-Bas aient enfin un gouvernement. Mark Rutte, 43 ans, le nouveau Premier ministre libéral, a prêté serment hier à La Haye. Il dirigera le pays avec les chrétiens-démocrates, formant une coalition minoritaire au Parlement, dont l’existence dépend du soutien du populiste de droite Geert Wilders. Ce dernier, à la tête de la troisième formation politique du pays, n’a pas pris le risque de gouverner. Son Parti pour la liberté (PVV) ne compte aucun ministre au gouvernement.

L’islamophobe Wilders, 47 ans, en procès depuis le 4 octobre pour discours haineux, se propose d’interdire le Coran et de fermer les frontières. Il a réussi à imprimer sa marque à l’accord de coalition, obtenant la promesse d’une interdiction rapide de la burqa et la réduction de moitié de l’immigration.

Réduite. Pour le reste, les libéraux se proposent surtout de faire des économies drastiques. Ils donnent l’exemple avec un gouvernement de taille réduite, pas plus de 11 ministres et 8 secrétaires d’Etat, sans grande réforme en vue. Wilders a accepté un compromis sur l’âge de la retraite, qu’il voulait maintenir à 65 ans, mais qui devrait passer à 66 ans d’ici 2020. Les acquis sociaux ne sont pas remis en cause. La durée d’indemnisation du chômage ne sera pas ramenée de trois à un an, comme le voulaient les libéraux, et les patrons n’auront pas non plus droit à des procédures de licenciement plus faciles.

L’un des grands problèmes des Pays-Bas, les embouteillages quotidiens sur les autoroutes, devrait persister : la taxe kilométrique envisagée par le gouvernement précédent, de centre gauche, ne sera pas appliquée dans un futur proche.

Les commentaires, à l’annonce de la formation du gouvernement, ont été très fatalistes. Alors que les travaillistes font profil bas, les écologistes de Groenlinks appellent à un débat vigoureux sur l’islam. Le patronat, de son côté, se dit prêt à«travailler» avec cette coalition, pragmatisme oblige. Bernard Wientjes, le patron des patrons, avait mis en garde avant les élections contre toute collaboration avec Wilders, susceptible de nuire à l’image des Pays-Bas. La presse, elle, constate «le virage à droite» et s’inquiète du «provincialisme» d’un pays qui n’a plus d’ambition internationale.

Réserves. Le nouveau Premier ministre n’a pas caché qu’il faudrait «du talent» pour mener une politique étrangère avec le soutien de Wilders. Fait inhabituel : des réserves ont été émises par Angela Merkel, la chancelière allemande, qui estime dangereux de gouverner avec Geert Wilders.

sábado, 4 de septiembre de 2010

BÉLGICA Y HOLANDA, ENFERMAS DE POPULISMO

Edito du Monde

La Belgique et les Pays-Bas malades du populisme

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Deux démocraties européennes traversent une crise sans précédent : trois mois après avoir voté, les Pays-Bas et la Belgique sont toujours dans l'attente. Ils attendent le programme et la constitution d'un gouvernement, quitte à recourir à d'improbables coalitions.

A Bruxelles, les tourments ont commencé dès 2007. Le chrétien-démocrate flamand Yves Leterme a légitimé le message des indépendantistes flamands, auxquels il s'était associé. Mais, comme son parti, il a été dévoré par cette Nouvelle Alliance flamande, qui, grâce à lui, a pu faire prospérer l'idée d'une Flandre autonome, délivrée du "boulet" wallon et susceptible d'accaparer Bruxelles. La confusion est telle, aujourd'hui, en Belgique que le scénario de la partition n'est plus irréaliste.

Les Pays-Bas ont beau s'épargner les querelles linguistiques, leur situation n'est pas plus reluisante. Deux partis traditionnels - les chrétiens-démocrates et les libéraux - ont tenté de négocier un pacte du diable avec l'extrême droite du député Geert Wilders, boutefeu islamophobe. En échange du soutien des populistes à leur coalition minoritaire et à leur programme de rigueur, les deux partis s'engageaient à accepter une politique vigoureuse à l'égard des immigrés. M. Wilders a fait s'effondrer ce château de cartes en critiquant le manque de crédibilité des chrétiens-démocrates.

Au-delà de leurs dissemblances, les deux Etats du Nord, longtemps cités en exemple pour leur art du compromis, souffrent de maux similaires. De la montée d'un populisme égoïste et parfois anti-européen. Du désaveu de l'opinion à l'égard de systèmes politiques à bout de souffle. Et d'un éparpillement de l'électorat, que favorise le système de représentation proportionnelle, augmenté, en Belgique, d'une obligation de se rendre aux urnes qui encourage le vote "ras-le-bol".

Longtemps stables parce que s'y organisaient les transferts de voix entre les trois courants classiques - chrétiens-démocrates, sociaux-démocrates et libéraux -, les démocraties belge et néerlandaise ont laissé prospérer des partis protestataires qui menacent aujourd'hui leur équilibre.

Après une extrême droite radicale et xénophobe, la Flandre a vu naître une droite nationaliste décomplexée, qui a su mêler la mise en cause de la "mauvaise gestion" à la revendication indépendantiste et à la dénonciation des transferts d'argent vers les "pauvres" francophones. Aux Pays-Bas, les partis classiques n'ont pas vu venir la menace d'un populisme antimusulman qui fait de tout étranger le bouc émissaire.

Dans les deux pays, des partis très minoritaires au départ ont acquis de la notoriété grâce à l'impuissance des partis traditionnels, incapables d'opposer des arguments rationnels aux vociférations populistes. Grâce à la curiosité de médias avides de nouveauté, et qui ont, en amplifiant leur parole, rendu crédible cette dernière. Grâce, surtout, à des systèmes électoraux qui ont transformé les Parlements en chambres d'écho de visions caricaturales sur les questions politiques majeures. Un constat inquiétant.

miércoles, 21 de julio de 2010

ALECCIONADOS ROSELL, FLORENTINO, ESPAÑOLES


  1. Guardiola a Rosell: "Algo se ha hecho mal. Ni el club ni Cruiff se merecen lo que ha pasado" al retirarle al holandés la presidencia de honor.
  2. Oportuna lección del Mundial al opulento Florentino: su expulsado después de hacer al RM campeón es el que hace campeón mundial a
    La Roja.

  3. La hazaña española fue protagonizada por un seleccionado mayoritariamente catalán.

domingo, 11 de julio de 2010

"SPAIN VS. THE NETHERLANDS: A NEUTRAL'S DILEMMA"



Spain vs. The Netherlands: A Neutral's Dilemma

World Cup soccer is often the continuation of war by other means, a ritual reenactment of past conflicts that allows those who perceive themselves as victims to claim some sort of symbolic vengeance. Algeria's coach sought to raise his players' passion for their showdown with England by showing them watch The Battle of Algiers, a movie depicting their country's battle for independence from France. England's tabloid newspapers couldn't resist the temptation to evoke memories of Churchill and World War II in their coverage of the match against Germany. And most Argentines have little problem with Diego Maradona's 1986 "Hand of God" goal against England, coming just four years after hundreds of their soldiers had been killed in a war with Britain over the Falklands/Malvinas islands.

But what claims of historical injustice might inflame the players and fans, or sway the neutrals for Sunday's clash between the Netherlands and Spain? Well, let's just say you'd have to go back 500 years to find a source of grievance to animate this one [EM] and if you're inclined to revisit the Duke of Alba's serial atrocities against the Dutch Protestants during his days as governor of the Spanish Netherlands, you'd have to cast Spain as the bad guys that needed taking down on Sunday. The fact that the Dutch welcomed with open arms many of the Spanish and Portuguese Jews expelled from Spain together with the country's Muslims after the reconquista in 1492 burnishes Holland's claim to my Spinoza-inspired affections.

Even fast-forwarding to the middle of the last century, the Dutch, while not quite as exemplary in their conduct under Nazi occupation as they'd like to imagine, clearly hold the advantage over a Spain ruled by the Hitler-aligned Fascist General Franco until 1975. But even if it were the case that the sins of fathers are born by sons (it's not), it would be daft to imagine Spain's current team, whose starting lineup in the semifinal featured seven Catalans, a Basque and an Andalusian, as somehow representative of the Spanish crown or Franco.

The same argument, of course, holds for those who see some sort of dark vindication of colonialism in the idea of a Dutch victory on South African soil. Sure, the Dutch were the original colonialists in the small area around Cape Town (they never went as far as Johannesburg, where the final will be played), and they behaved as abominably towards the indigenous population as any other European colonizers. They brought slaves from what is today Indonesia, who remained after the Dutch were driven out by the British in the early 19th century, and form part of the South African minority termed Coloured (of mixed heritage) that has given the country some of its finest footballers, such as Steven Pienaar, Benni McCarthy, Sean Bartlett and Quentin Fortune. More importantly, this Dutch team arguably also represents those colonized by the Netherlands: Team Captain Giovanni Van Bronckhorst, striker Robin Van Persie, midfielder Demy De Zeeuw and defender John Heitinga are believed to have some Indonesian heritage, while Nigel De Jong, Gregory Van Der Wiel, Eljero Elia, Ryan Babel and Edson Braafheid have roots in the Dutch Caribbean. (Khalid Boularouz and Ibrahim Affelay are immigrants of Moroccan Berber descent.)

So there's no great historical or political narrative to help the neutral decide which team to support on Sunday. In such instances, the game's own history can help tip the balance: If the Dutch were playing Argentina, for example, the cause of justice would demand support for Holland if only to avenge the outrage against all that is good and decent in football perpetrated by Argentina against Holland in the 1978 final. Outrageous gamesmanship and thuggery were integral to Argentina's victory against a Dutch team whose football they struggled to match.

But here again, there's little to choose: Being so heavily based on Barcelona -- not only for its personnel, but also for its playing style -- this Spanish team could arguably be said to have a major strand of the Dutch game in its footballing DNA. As Glen pointed out earlier, key luminaries of the 1974 "Total Football" generation such as striker Johan Cruyff, midfielder Johan Neeskens and coach Rinus Michels all migrated to Barca, and became its beloved sons. (Cruyff went on to coach the team, and was a key influence over its current coach, Pep Guardiola, and also over his predecessor, the Dutchman Frank Rijkaard.) The Holland-Barcelona pipeline maintained over more than three decades gives Sunday's game an element of fratricide.

Both teams play a possession-oriented game, although neither is particularly negative. The Dutch are arguably more direct than the Spanish when they push the "go" button, with Spain often seeming to want to pass the ball over short distances all the way into the opposition's net. On the other hand, nobody on the Spanish side excites the sort of pantomime villain hostility as do Holland's Mark Van Bommel and Arjen Robben -- Van Bommel for his sometimes thuggish tackling at the heart of the midfield, and Robben for his maddening habit when a defender challenges him for the ball of going to ground like the Republican soldier supposedly struck by a Fascist bullet in the iconic Robert Capa photograph that also may have been a fake.

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The Dutch certainly represent a more "interesting" dynamic in that their two key attacking players, midfield playmaker Wesley Sneijder and striker Van Persie make no secret of their loathing for one another -- instead, they routinely trade insults in the Dutch media. Despite that tension, their combination play can be electric and lethal.

It's hard, even, to pick a favorite, because neither team has looked especially convincing: Spain has the edge on paper, player for player, but it has scored just seven goals in its six matches at the World Cup, and only against lowly Honduras did it win by more than one goal. Moreover, unlike the Dutch, Spain actually lost one of its group games, against Switzerland. The Netherlands, by contrast, has scored 12, although it also only once won by more than one goal, against Denmark. And the Dutch have conceded five goals, whereas Spain has let in only two. Both of these teams have come this far less by pulverizing their opposition than by simply out-organizing and out-passing them.

The stakes on Sunday will, of course, force both sides to abandon some of their caution. One pattern both have established in South Africa is that once going in front, they've never looked like losing. That may mean that the team that scores first will win -- then again, Holland conceded early against Brazil, widely favored to win the tournament, and recovered to win 2-1. So, this one really is too close to call. Each side has an offense that will subject the other's defense to a sterner test than any faced thus far in the tournament. And by measure of the relative strength of their defense, Spain has to start as favorites. But having already once upset the form guide when they bounced Brazil out of the tournament, you'd not want to bet too heavily against the Dutch.



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viernes, 9 de julio de 2010

RAMON BESA: "LA FINAL DE JOHAN CRUYFF"

REPORTAJE: SUDÁFRICA 2010 - ESPAÑA-HOLANDA, GRAN FINAL DEL MUNDIAL

La final de Johan Cruyff

El legendario holandés se siente más cercano a La Roja, que simboliza la evolución del juego que abanderó en los años setenta y en el Barça, mientras que la 'oranje' señala más su recesión

RAMON BESA - Johanesburgo - 09/07/2010

Johan Cruyff comenzó la Copa del Mundo con la esperanza de que España triunfara futbolísticamente y el deseo de que las cosas le fueran bien a Holanda. Ambos deseos se han cumplido, para mayor gloria de El Profeta, y a mitad de camino, a caballo de Sudáfrica y su residencia de El Montanyà, ha tenido tiempo incluso de devolver la insignia de presidente de honor del Barcelona. No necesita ninguna distinción, ni siquiera acreditación, para ser reconocido como uno de los personajes más fascinantes del fútbol. Ni siquiera ha precisado ganar el Mundial para ser considerado uno de los mejores campeones de la historia porque la grandeza no se mide necesariamente por los trofeos obtenidos, sino también por la influencia que provocan determinadas maneras de entender el juego. Más que la final de Cruyff, que también, el partido del domingo en Johanesburgo supone sobre todo el triunfo del cruyffismo como religión universal.

"¿Con quién voy?, se pregunta Cruyff en su articulo de El Periódico. "Soy holandés, pero defiendo el fútbol que juega España", se responde. La misma afirmación que transmitió a EL PAÍS nada más comenzar el torneo. El drama de Cruyff es que se siente más cercano a la selección española que a la holandesa porque La Roja simboliza la evolución del juego que abanderó en la década de los setenta, regularmente reflejado en el Barça, mientras que la oranje señala más su recesión. El punto de partida continúa siendo la Holanda de 1974. Nunca levantó el trofeo, como tampoco la Hungría de 1954. Sin embargo, ambas se ganaron la credibilidad que nunca tuvieron selecciones coronadas, seguramente con la excepción de Brasil. Juegue quien juegue, la canarinha siempre será esclava del impacto que provocó su artística actuación en el Mundial de México 1970, cuando llegó a formar con cinco dieces en la delantera: Jairzinho, Gerson, Tostão, Pelé y Rivelino.

A Cruyff le da igual que el fútbol le deba una Copa a Holanda. A veces son los equipos pequeños los que se cobran las grandes deudas. La Quinta del Buitre nunca ganó la Copa de Europa y, sin embargo, su huella futbolística fue especialmente benigna para el fútbol español. Más trascendente fue todavía la onda expansiva del dream team de Cruyff. El éxito actual del fútbol español, y también el de La Roja, se explica precisamente por fenómenos como los vividos durante los ochenta en el Madrid y los noventa en el Barça. Nunca fueron éxitos nominales sino colectivos. Jamás se les conocerá por el nombre de un futbolista o un entrenador determinado, o por un cheque al portador, sino que han pasado a la posteridad por su espíritu asociativo, solidario, total, respetuoso con las leyes del fútbol, deporte de equipo por excelencia, nunca una competición individual. Ahí está la diferencia entre Diego Armando Maradona y Cruyff. Ambos han trascendido de manera muy diferente.

La Roja está impregnada del espíritu de Cruyff y de la estética del Barça, de la misma manera que tiene los rasgos reconocibles del gen competitivo del Madrid, la épica española de toda la vida, y se mantiene permeable a las influencias propias del momento futbolístico. El toque de Xavi, la garra de Ramos, el gol de Villa, el despliegue de Xabi Alonso o la naturalidad de Capdevila se complementan extraordinariamente en un equipo plurinacional que juega con la pelota del Barça. El fútbol pertenece al equipo azulgrana, la administración y gestión la llevan figuras del madridismo y el presidente es un vasco. Y la mayoría de los aficionados sienten suya la selección porque el debate de los clubes ha sido sustituido por el sentido de la identificación y pertenencia al juego. Ya no se trata de defender la furia, sino de presumir de una forma de atacar, sin complejos, provocando la admiración de los rivales, resaltando una serie de valores.

España no admite personalismos de ningún tipo ni permite el culto al egoísmo. La prensa argentina subrayaba al inicio del torneo: "A España le falta Messi". A día de hoy, a punto de finalizar el campeonato, se oye: "A Argentina le falta Xavi". Los triunfos no tienen propietario ni llevan la firma de un entrenador. Vicente del Bosque no quiere ni ser ni parecerse a José Mourinho y esquiva cualquier polémica con Luis Aragonés. "Las cosas de Luis" han pasado a mejor vida.

Imposible practicar el individualismo en La Roja. Las figuras están mal vistas en la cancha, en los despachos y en las salas de prensa. El sentido común y la discreción se impone al periodismo a distancia o de despacho y a la banalización. Casillas es noticia por sus paradas y no por su noviazgo con Sara Carbonero. También el politiqueo interesado está mal visto y ya no se pregunta por el color de las medias de los jugadores que son catalanes o vascos ni se mira qué jugadores se ponen más o menos trascendentes cuando suena el himno.

Tampoco se mercadea. No se compra ni se vende, sino que se juega. El valor del fútbol es un intangible al que ha contribuido mucha gente, sobre todo los discípulos de Cruyff y de La Naranja Mecánica. Louis van Gaal, por ejemplo, presente también en selecciones como la alemana o la holandesa además de la española. Y muy especialmente Pep Guardiola, un cruyffista radical, el mejor a la hora de desarrollar el juego del holandés. Ahí están Busquets y Pedro, dos futbolistas que hace dos temporadas militaban en la Tercera División al igual que el alemán Müller.

Los españoles juegan de memoria, tienen los automatismos muy aprendidos y su repertorio es tan importante que son muy capaces de resolver el mejor de los partidos con un córner. No desprecian ninguna de las suertes del fútbol. Únicamente se imponen tener la pelota y jugar en el campo del contrario, circunstancia que convierte el trabajo defensivo en un exigente ejercicio de tensión y concentración, tan imprescindible como la fluidez y la velocidad de circulación en el juego de los medios y la versatilidad, profundidad y dinamismo de los delanteros.

Posesión, presión y precisión. Al adversario no le queda más remedio que correr detrás del balón y de los españoles. La furia pasó a mejor vida y Cruyff siente hoy que La Roja está más cerca de la selección holandesa que perdió el Mundial de 1974 que de la que disputará el título en Johanesburgo. "España es la copia del Barça", escribe Cruyff, entusiasmado con Guardiola y más receloso con Bert van Marwijk, y sus ayudantes, Frank de Boer y Cocu, que ya pertenecen a una generación distinta de la que tuvo en el Barça, más cercana a Van Gaal.

Ahí está el éxito de Cruyff por encima de cualquier Copa. El fútbol que propagó perdurará siempre a partir de equipos como La Roja. Hoy, todos los equipos quieren ser España, gane o no el título, de la misma manera que antes la mayoría quería parecerse a Holanda por sus finales de 1974 y 1978. Difícilmente puede haber una mejor victoria y un mayor honor.

Cruyff se sentirá orgulloso el domingo de la final. A un lado, Holanda, una selección que, en palabras del periodista Simon Kuper, refleja "la inteligencia nacional del fútbol más que la calidad individual de los jugadores". Y al otro, España, la versión más modernizada de La Naranja Mecánica, sin grandilocuencia, a la española si se quiere, heredera del fútbol más revolucionario, aquel en que el espíritu colectivo prima sobre la mayor de las individualidades. Nadie la retrata mejor que Del Bosque y su jugador preferido, Busquets.

jueves, 8 de julio de 2010

¿PAUL SERÁ EL ÚNICO PULPO PROFETA O TENDRÁ SUS COLEGAS?

Paul le poulpe, la nouvelle coqueluche du Web

Paul le poulpe avait choisi l'Espagne avant la demi-finale qui l'opposait à l'Allemagne le 7 juillet.
AP/Mark Keppler
Paul le poulpe avait choisi l'Espagne avant la demi-finale qui l'opposait à l'Allemagne le 7 juillet.

S'il ne devait en rester qu'un, ce serait lui. Alors que les nations les plus prestigieuses et les joueurs les plus renommés déçoivent, Paul le poulpe (voir le porfolio), lui, est infaillible. En pronostiquant tous les résultats de l'équipe d'Allemagne dans ce Mondial 2010 sans jamais se tromper, l'oracle aux huit tentacules est devenu une star planétaire.


Dans son compte rendu de la demi-finale entre l'Espagne et l'Allemagne le 8 juillet, leWall Street Journal a rendu hommage à "Paul the Psychic Octopus", rappelant que"le céphalopode ouest-allemand renommé pour ses prouesses en pronostics a correctement prédit tous les résultats de l'équipe d'Allemagne", y compris les défaites contre la Serbie et la Roja.

La vedette de l'aquarium d'Oberhausen a également gagné ses galons de star du Web. Sur Facebook, sa page réunit plus de 30 000 fans et sur Twitter, les louanges, souvent humoristiques, au devin tentaculaire pleuvent depuis plusieurs jours, et inspirent aux internautes d'innombrables traits d'humour. "Le foot se joue à 11 contre 11 et à la fin c'est Paul le poulpe qui choisit le vainqueur", "Je vais demander à Paul le poulpe si je dois me faire des pâtes ou du riz à midi, tiens…", "Paul le poulpe est sur la tête de Puyol"...

Sur Twitter, Paul le poulpe déchaîne les passions.
Lemonde.fr
Sur Twitter, Paul le poulpe déchaîne les passions.

L'animal, qui a détrôné le vuvuzela au sommet des buzz du Mondial, est tour à tour adulé, détesté et copié. Vendredi 2 juillet, l'organisation de protection animale PETA a appelé à libérer le poulpe : "Paul est enfermé dans un petit aquarium. Ce n'est pas une patrie digne pour un poulpe. Nous pensons que Paul serait bien dans la mer", a déclaré la biologiste marine, Tanja Breining. Une critique balayée d'un revers de la main par l'aquarium allemand.

Plutôt que de lui rendre sa liberté, les Argentins, battus par l'Allemagne 4 à 0 le 3 juillet, comme l'avait pronostiqué la nouvelle coqueluche du foot mondial, préféreraient mettre l'animal dans leur assiette. Le quotidien El Dia propose ses recettes pour le déguster, et, depuis l'élimination des Allemands, ces derniers s'y sont mis aussi : le site ksta.de donne également ses conseils gastronomiques.

La vie de Paul le poulpe est menacée, et le gouvernement espagnol en est bien conscient. "Je suis inquiet pour le poulpe... Je suis en train de penser à lui envoyer une équipe de protection", a plaisanté le Premier ministre Zapatero sur la radio privée Cadena Ser, après la victoire espagnole. La ministre de l'Environnement et de la pêche, Elena Espinosa, envisage même une sorte de moratoire sur la pêche au Paul. "Lundi, je serai à un conseil des ministres de l'Union européenne et je vais demander que soit activée une interdiction (de pêche) pour Paul le poulpe, afin que les Allemands ne le mangent pas", a-t-elle déclaré en conférence de presse.

La pieuvre commence même à voir apparaître des concurrents, comme Régis le lapin, son homologue français, qui a d'ores et déjà pronostiqué une victoire de l'Espagne en finale. SÍ, PERO ¿QUÉ PRONOSTICA PAUL?

Alors que des rumeurs sur sa mort commencent à circuler sur le Web, l'aquarium d'Oberhausen a annoncé jeudi une bonne nouvelle pour les admirateurs du céphalopode : Paul doit révéler vendredi le vainqueur de la "petite finale" qui opposera l'Allemagne à l'Uruguay samedi. Comme d'habitude, il se verra proposer deux boîtes garnies de fins morceaux, chacune décorée du drapeau d'un des adversaires. Il ira se nourrir chez le vainqueur.

En fonction de la durée de cette première séance de divination, et donc de l'énergie restant au céphalopode, il se verra éventuellement proposer des boîtes néerlandaise et espagnole afin de prédire la finale de dimanche. Si jamais Paul le poulpe vient à se tromper, c'est tout un mythe qui prendra l'eau.

LeMonde.fr

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