Top of the Agenda: NATO Summit Opens The leaders of NATO's member nations open a two-day summit in Lisbon focused on finding ways to keep the Cold War alliance relevant in the 21st century with revamped roles (AP) including ballistic missile defense, anti-piracy patrols, and counterterrorism. The meeting is overshadowed by the war in Afghanistan. NATO members plan to announce a three-year phased, conditions-based timeline to transfer security responsibilities by 2014 (CNN) to the Afghans, beginning early next year. But many troops will go to Afghanistan in noncombat roles, placing a greater fighting burden on U.S. and British soldiers. U.S. President Barack Obama's test will be to urge NATO allies to stay the course in Afghanistan despite mixed results, increasing public frustration, and the beginning of a drawdown of U.S. troops in 2011. Analysis: CFR's Micah Zenko says the United States should considerremoving its nuclear weapons from Europe, because its tactical nuclear umbrella over NATO is no longer vital to European security. In a CFR interview, NATO expert Robert E. Hunter says in addition to an Afghan withdrawal plan, the summit could see the beginning of a cooperative relationship between Russia and the alliance. Ahead of the summit, the Economist ponders the evolution of the alliance's "strategic concept" and its future in a world of increasing unconventional threats. Background: This Council Special Report argues that NATO should expand cooperation with non-European democracies. |
viernes, 19 de noviembre de 2010
CUMBRE DE LA CAMBIANTE OTAN
domingo, 15 de agosto de 2010
REVISAR, UNA VEZ MÁS
Petraeus replantea la salida de EE UU de Afganistán en 2011
El número de soldados extranjeros muertos en la zona sobrepasa los 2.000
EL PAÍS / AGENCIAS - Madrid / Washington - 15/08/2010
El jefe de la misión militar de EE UU en Afganistán, el general David Petraeus, ha reabierto el debate ¿HASTA CUÁNDO? OBAMA SÓLO FIJÓ JULIO DEL AÑO QUE VIENE PARA COMENZAR LA SALIDA. PETRAEUS NO ESTÁ DE ACUERDO NI SIQUIERA CON ESO? sobre la salida en 2011 de las tropas estadounidenses del país asiático, en el que se libra una lucha contra la insurgencia islamista talibán desde hace nueve años. Fue el presidente de EE UU, Barak Obama, quien en el pasado diciembre fijó el mes de julio de 2011 para que comenzara la retirada de sus tropas.
Ahora Petraeus, en una entrevista concedida en Kabul a la cadena NBC, abre la posibilidad de un prolongación de la misión, algo que venía reclamando a Obama la cúpula de militar de EE UU con el argumento de que la estrategia militar adoptada sólo hace unos meses está empezando a dar fruto.
"Muchos de nosotros salimos de Irak en 2008 y comenzamos a fijarnos en Afganistán. Nos dimos cuenta de que no disponíamos de las organizaciones que son necesarias para conducir una campaña comprehensiva, civil y militar, contra la insurgencia", declara Petraeus, quien ha puesto de relieve ciertas "carencias" de la estrategia militar seguida por la Administración Bush en la zona.
Sin criticar directamente a Bush (quien promocionó a Petraeus como jefe del mando central de EE UU) el general ha afirmado: "En los últimos 18 meses [justo cuando Bush dejó la Casa Blanca] lo que hemos intentado hacer por primera vez en Afganistán es entender la situación". "POR PRIMERA VEZ!" Necesitábamos redefinir conceptos ¿CUÁLES? y en algunos casos forjar conceptos que no existían ¿CUÁLES?", señala.
Mientras que durante la era Bush EE UU siguió una estrategia de ocupación y ataque tradicionales, en los últimos meses ha comenzado a realizar operaciones más puntuales, centradas en el desarme y neutralización de grupos rebeldes de Al Qaeda y los Talibán.
La entrevista con la cadena NBC (emitida hoy pero realizada la semana pasada) es la primera concedida por Petraeus desde su nombramiento en junio como jefe militar de EE UU en Afganistán , en sustitución del general McChrystal.
Más de dos mil víctimas extranjeras en Afganistán
Desde el origen del conflicto en Afganistán, en 2001, más de 2.000 soldados extranjeros han perdido la vida en ese país. De ellos, el 60% de nacionalidad estadounidense, según datos difundidos por la web www.iCasualties.org.
La cifra representa menos de la mitad de las víctimas sufridas durante los siete años de la contienda en Irak.
jueves, 1 de julio de 2010
UNA PREGUNTA PERENTORIA TAMBIÉN PARA NOSOTROS
L'histoire aurait pu en rester là, entre fait divers politique et haut fait journalistique. Pas du tout. A Washington, et ailleurs, la chute du général McChrystal a un effet libérateur. Elle rouvre un débat central, suscite un flot d'analyses et de commentaires qui, tous, tournent autour de la même question : pourquoi sommes-nous en Afghanistan ? Interrogation qui en masque une autre : pourquoi ne gagnons-nous pas la guerre ? Réponse : parce que le pouvoir civil, si susceptible sur ses prérogatives, ne sait pas ce qu'il veut.
L'équipe McChrystal a sûrement tort d'afficher son mépris pour l'échelon civil dans la chaîne de commandement. Mais il est difficile de lui reprocher de s'étonner des contradictions des décideurs washingtoniens. Car, depuis le début, l'objectif de cette guerre n'est pas clair ou, plutôt, il est double - ce qui revient au même.
Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis et leurs alliés ont le feu vert de l'ONU pour renverser le régime de Kaboul alors aux mains des talibans. Ceux-ci sont des islamistes pachtounes - l'ethnie majoritaire en Afghanistan - formés et appuyés par le Pakistan voisin. Ils ont laissé l'Etat afghan se transformer en base d'appui pour Al-Qaida, le réseau terroriste d'Oussama Ben Laden.
Si l'objectif de la guerre était de chasser les talibans de Kaboul, c'est fait depuis 2002... Si la mission était de chasser Al-Qaida d'Afghanistan, elle est également accomplie. En 2010, les experts sont unanimes à dire qu'il ne reste rien de l'organisation de M. Ben Laden dans le pays. Mais l'ambition initiale des alliés était plus vaste. A la conférence de Bonn en novembre 2001, ils affichent leur volonté de transformer l'Afghanistan. Au diable le relativisme culturel : les Afghans, et surtout les Afghanes, méritent mieux que les pratiques moyenâgeuses des talibans. L'Afghanistan a droit à la démocratie.
A Washington, la mode est au nation building. La Maison Blanche de George Bush Jr est sous l'influence des néoconservateurs. L'Amérique a le pouvoir, et le devoir, disent-ils, d'installer l'Etat de droit là où règne la dictature ; elle peut reconstruire un pays, le transformer - comme elle l'a fait de l'Allemagne et du Japon en 1945. Problème : le nation building - version moderne du colonialisme ? - réclame du temps et de l'argent.
Les Etats-Unis et leurs alliés ne se donneront ni l'un ni l'autre : les démocraties supportent mal les conflits longs. On n'a jamais assumé l'objectif nation building en Afghanistan, ni en effectifs militaires requis ni en volume d'aide civile. Il aurait fallu dire aux opinions concernées, en Amérique et en Europe : nous sommes là pour un quart de siècle. Dès 2003, l'Amérique se désintéresse de l'Afghanistan. La priorité de Bush Jr devient l'Irak, qui va engloutir l'essentiel de l'effort extérieur américain post 2001.
Et, sur le terrain afghan, la situation se dégrade. L'aide économique et sociale tarde. L'insurrection talibane prend son envol, surtout dans le sud. Elle tient tête à l'OTAN. Si elle ne gagne pas la guerre, elle ne la perd pas non plus. Le pouvoir civil - à Washington, Londres, Paris, etc. - en tire une conclusion : il n'y a pas de solution militaire. Il faut négocier avec les talibans ; il faut les inclure dans l'Afghanistan de demain.
Ce qui place les soldats américains dans une situation pour le moins paradoxale. Ils se battent contre des talibans appelés à prochainement faire partie du gouvernement de Kaboul, et qui, en attendant, disposent de bases de repli dans un pays allié des Etats-Unis, le Pakistan, cependant que le chef de l'Etat afghan, le président Hamid Karzaï, mène, lui, sa propre politique ! L'ensemble sur fond de calendrier des opérations communiqué à l'avance : M. Obama a fixé à juillet 2011 le début du retrait des forces américaines d'Afghanistan.
Le général David Petraeus, qui succède à McChrystal, est titulaire d'un doctorat en relations internationales. Sujet : les leçons de la guerre du Vietnam. Comme son prédécesseur, David Petraeus pense qu'il est possible de contenir les talibans. Mais cette stratégie anti-insurrectionnelle suppose, disent-ils, que deux conditions soient satisfaites : disposer de renforts - ce sera fait fin août ; avoir du temps - ne pas être prisonniers de la date de juillet 2011.
Ils ont contre eux l'école menée par le vice-président Biden et l'ambassade américaine à Kaboul. Ceux-là prônent une stratégie antiterroriste. Ils jugent qu'il est inutile de s'épuiser à tenir le terrain dans les zones talibanes. Ils pensent qu'il ne faut maintenir qu'un minimum de troupes en Afghanistan, pour empêcher un éventuel retour d'Al-Qaida.
Barack Obama laisse sa chance à la stratégie McChrystal-Petraeus. Jusqu'en décembre, a-t-il dit. Alors, il devra sortir de l'indécision politique qui plombe cette guerre depuis 2001. Il devra choisir : rester en force en Afghanistan, pour accompagner la mise en place d'un gouvernement d'union nationale, ou bien amorcer un retrait rapide à partir de juillet 2011. En limogeant Stanley McChrystal, il a réaffirmé les prérogatives du civil sur le militaire : à lui de les exercer. Enfin.
Courriel : frachon@lemonde.fr.